Auto-entrepreneur : savoir raison garder
Par admin le nov.19, 2009
Une étude conjointe menée en septembre 2009 par le réseau CCI-Entreprendre en France et l’Ifop cerne de façon éclairante les motivations des personnes envisageant de devenir auto-entrepreneurs.
Ils sont plus nombreux que la moyenne des porteurs de projets à se lancer dans les services, et notamment les services aux particuliers (21% contre 12%). Ils ont aussi une idée plus floue de leur clientèle, car une majorité envisage de cibler aussi bien les entreprises ou les administrations que les particuliers (avec une légère inclination pour ces derniers, donc).
Une large majorité d’entre eux (68%) déclare opter pour ce statut parce qu’il permet « en toute sécurité de tester un projet ou une idée ». Enfin, plus d’un quart des personnes interrogées, de niveau CEP ou sans diplôme, ou bien toujours inscrites au RMI, estiment ne pas avoir besoin d’un accompagnement puisque ce régime est très simplifié.
On le sait, et on le vérifie à nouveau à l’occasion, le statut de l’auto-entrepreneur stimule les vocations. Corollaire de ce succès indéniable, il attire vers la création d’entreprise des porteurs de projet aux mentalités bien différentes de celles des entrepreneurs classiques – qui veulent aller vite, parfois à la limite de la désinvolture.
Si la simplicité de la procédure débloque bien des situations, notamment en reprise d’activité après une période de chômage, elle ne doit pas faire oublier un certaine prudence. Dans tous les cas, un accompagnement par les acteurs type CCI reste le plus souvent nécessaire, ne serait-ce que pour donner des informations régulières sur les échéances liées à ce régime. De même, la réalité de la conjoncture est telle que, service aux particuliers ou pas, il est peu probable que l’activité créée dispose d’emblée de marges de croissance démesurée. Cela aura son importance au moment de trouver des financements, quand on sait que les PME « en dur » se plaignent souvent de l’assèchement du crédit…
Plutôt que de sombrer dans la folie des grandeurs, il semble plus réaliste de lancer sa micro-entreprise en cumulant avec son activité actuelle. Sans méconnaître l’aide que représentent les outils d’aide à la création d’entreprise classiques. Mais ne soyons pas bégueule : le statut de l’auto-entrepreneur est le premier depuis fort longtemps à diffuser aussi largement l’envie d’entreprendre en France.
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Le paradoxe de la transmission d’entreprise
Par admin le nov.16, 2009
La création n’est pas la seule étape difficile à aborder dans la vie d’une entreprise. À l’autre bout du spectre, la transmission est également une épreuve pour les entrepreneurs qui ont créé leur affaire, l’ont faite évoluer, et de ce fait renâclent à envisager le jour où ils passeront la main. La conscience de devoir préparer l’échéance ne change rien ; les cédants, bien souvent, ne veulent pas en parler, par crainte d’une perte de valeur, de la réaction du personnel ou des fournisseurs…
La lecture psychologique de ce blocage est évidente, et pourtant la situation recèle un paradoxe bien réel dans la mesure où la transmission peut aussi être l’occasion de valoriser l’entreprise. Repenser la stratégie commerciale quand la PME est positionnée sur un marché en déclin, sortir l’immobilier de façon à ce que le repreneur ne rachète que l’activité et non les murs, prendre ses dispositions afin que les salariés occupant des fonctions clés ne soient pas tentés par un départ, etc. Autant de pistes à explorer pour faire bondir la valeur du bien.
Sans parler des dispositifs d’incitation existants, patrimoniaux, fiscaux ou autres, pour accompagner le cédant dans sa démarche. Un nouveau plan est mis en œuvre par le gouvernement, relayé localement par la CRCI. Il inclut un kit cédant-repreneur et prévoit un pré-diagnostic (financé par l’Etat à hauteur de 1 800€ sur un coût total de 2 000€) pour s’assurer que la PME est vendable. L’enjeu est de taille. Il y a aujourd’hui 18 000 entrepreneurs âgés d’au moins 50 ans en Languedoc-Roussillon, et donc concernés par la transmission dans les dix ans. Souvent de taille trop réduite (93% d’entre elles ont moins de dix salariés), les PME régionales ne correspondent pas tout à fait aux exigences des repreneurs qui choisissent de s’installer dans notre région. Raison de plus pour les rafraîchir à l’approche de la retraite.
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Création d’entreprise : une délicate psychologie
Par admin le oct.14, 2009
C’est un des paradoxes de la crise. Au lieu d’encourager les jérémiades, elle serait le déclencheur de nombreuses vocations. On estime qu’en Languedoc-Roussillon, 50% des porteurs de projet d’entreprise, accompagnés par les CCI, sont des demandeurs d’emploi. La proportion n’était que de 40% auparavant. Il semble donc que le chômage soit vécu comme une opportunité de concrétiser un projet.
C’est rassurant sur la vigueur entrepreneuriale en région, et au-delà , sur le succès des dispositifs d’aide à la création. Si autant de jeunes entrepreneurs se lancent, c’est aussi parce qu’ils ont désormais à leur disposition un panel d’outils accélérant les procédures. Réduction des contraintes de capital social avec la SARL à un euro (loi Dutreil), simplification des démarches avec les statuts type en téléchargement sur le site web du Centre des Formalités des Entreprises (CFE) – un mouvement d’ensemble dont la création et le succès fulgurant du nouveau statut de l’auto-entrepreneur marquent sans doute l’apogée.
Mais attention à ne pas confondre vitesse et précipitation. Si les CCI développent une action d’accompagnement si riche et articulée, c’est que chaque étape compte. Accès à la documentation pour transformer l’idée en projet, séminaires de formation, conseil pour l’évaluation du marché, choix du statut juridique, montage des dossiers de financement, etc. : la création d’une entreprise pérenne résulte toujours d’une gestation minutieuse.
Du coup, le défi se pose aussi aux chambres de commerce. Accompagner un jeune entrepreneur courageux, qui sort parfois tout juste d’une période d’inactivité, implique aussi de bien doser son discours en fonction du profil qui se présente. Orienter, sans se poser en sherpa tatillon. Conseiller, sans brider les initiatives. C’est la délicate psychologie de la création d’entreprise, qu’il faut arriver à maîtriser des deux côtés.
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Sésames, ouvre-toi !
Par admin le oct.12, 2009
Les préjugés ont la peau dure. La moindre enquête menée auprès des créateurs d’entreprise se résume souvent à un grief qui revient comme une antienne : la complexité des procédures pour lancer sa propre affaire. Ou alors, le manque d’information, ce qui est un grief voisin. Ou bien la difficulté pour accéder à cette information, ce qui là encore est assez proche.
Pour la deuxième année consécutive, le réseau des CCI du Languedoc-Roussillon organise « Sésames pour entreprendre », un ambitieux programme dédié à la création-transmission d’entreprise, et censé prévenir de tels griefs. Du 1er au 30 novembre, un agenda chargé de rendez-vous experts, de formations, et de conférences, dispatché sur cinq départements, constitue un sas d’entrée indiqué vers la masse importante, et intimidante il est vrai, d’actions d’accompagnement qui peuvent appuyer les créateurs d’entreprise.
Il n’y a pas encore de formule magique pour identifier sans se tromper de créneau porteur, mais tel le Sésame de la fable, cette plate-forme se propose d’ouvrir la voie vers un lancement réussi. Ce blog se propose de revenir sur les questions qui ne manqueront pas de se poser, chemin faisant.
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